Montréal a toujours été une ville de sport! Elle s’est donnée les moyens d’en rester une pendant de nombreuses années et ce grâce à plusieurs infrastructures favorisant et valorisant les différentes disciplines sportives. Évidemment, quand on pense aux bâtiments sportifs de la ville de Montréal, la première chose qui nous vient en tête, c’est l’iconique Stade olympique. Avec le 50e anniversaire de ce monument qui approche, en juillet 2026, je pense que c’est un bon moment pour revenir sur l’histoire de ce fameux Stade olympique. Je vais vous parler de sa construction, des événements majeurs qu’il a accueilli, mais aussi de l’utilité et de l’état actuel du stade.

Une construction ardue
Comme plusieurs le savent déjà, ce projet, plutôt ambitieux, a vu le jour dans le but d’être prêt pour les Jeux olympiques de Montréal de 1976. Tout cela a été orchestré par le maire de Montréal de l’époque, un certain Jean Drapeau, qui avait proposé Montréal au comité olympique comme ville pour accueillir les jeux. Dès le départ, cela semblait compliqué de réussir à construire cette structure qui nécessitait l’utilisation de techniques complexes en seulement trois petites années. En effet, les travaux ont débuté en avril 1973 et tout devait être terminé pour juillet 1976. C’était très optimiste! Cela s’est confirmé dans les mois et années qui ont suivi lorsque les travailleurs sur le chantier ont arrêté de travailler entre mai 1975 et octobre 1975 en raison d’un conflit de travail et que différents problèmes techniques ont été rencontrés. Cette situation causa un retard énorme et menaça que le stade ne soit pas prêt à temps pour l’événement sportif le plus important et le plus prestigieux de la planète. C’est pourquoi ils se sont limités seulement aux travaux essentiels du stade et ont réduit considérablement l’objectif qu’ils avaient établi en 1973. Finalement, après tous les changements nécessaires au plan de base, la construction s’est bien finie avant le début des Jeux olympiques et les adeptes de compétitions sportives ont eu la chance de voir de superbes athlètes en pleine action comme la jeune gymnaste de 14 ans Nadia Comaneci. L’infrastructure a évidemment subi d’autres changements après 1976 comme une augmentation de sa hauteur.
Un stade qui se renouvelle
C’est clair que la ville de Montréal n’allait pas laisser un aussi grand espace sans aucune activité. C’est pourquoi, dès 1977, seulement un an après les olympiques, ce magnifique centre sportif devient le domicile des Expos de Montréal, l’équipe de baseball de la ville qui était établie auparavant au parc Jarry. L’organisation des Expos joue ses matchs au Stade olympique jusqu’en 2004 avant de devenir les Nationals de Washington en 2005. Les partisans montréalais ont eu la chance de voir des légendes comme Gary Carter, Vladimir Guerrero Sr. ou encore Tim Raines à l’œuvre en plus de Youppi, la mascotte, qui est maintenant celle des Canadiens de Montréal. Malheureusement, les Expos n’ont connu aucune conquête de la série mondiale. Depuis 2004, plusieurs rêvent de revoir une équipe de baseball professionnel à Montréal. Également, en 1977, on a pu voir les Alouettes de Montréal, l’équipe de football «américain» de la ville, remporter la Coupe Grey. De plus, en 2007, plusieurs matchs de la coupe du monde U-20 de la FIFA ont eu lieu au stade. Pour en rajouter, on a installé sur le même site le Stade Saputo, le domicile de l’Impact de Montréal, l’équipe de soccer de la ville qui se nomme maintenant «Club de Foot de Montréal». Si on sort un peu du contexte sportif, le terrain sur lequel a été construit le stade a aussi rendu possible l’ouverture du Biodôme en 1992, du planétarium en 2007 et même d’un cinéma Cineplex. Pour poursuivre, plusieurs personnes ont pu assister à différents concerts au stade comme celui de Diane Dufresne ou celui de la famille Jackson tous les deux en 1984 qui ont cumulé chacun plusieurs dizaines de milliers de spectateurs. Durant la même année, le Stade olympique a reçu le pape Jean-Paul II dans un rassemblement qui réunissait plusieurs jeunes de la ville de Montréal et on a pu voir une jeune Céline Dion performer. Comme vous pouvez le voir, le Stade olympique et son terrain ne se sont pas vraiment reposés après les Jeux olympiques d’été de 1976.

Et puis maintenant?
Dans les dernières années, le stade a rencontré de nouvelles difficultés, mais surtout une plus importante que les autres. Un incendie! Cet événement qui est survenu en avril 2024 a contraint le stade à fermer plusieurs de ses services dont son centre sportif. Ce dernier a rouvert en mars dernier, mais d’autres attraits comme la tour d’observation sont encore fermés. Cela a donné un gros coup de massue à la réputation du Stade olympique, au nombre d’utilisation de ce dernier et au budget du gouvernement du Québec. De nos jours, le Stade olympique sert moins qu’avant, mais est toujours utile pour des activités de tous genres, pas seulement sportives, et est devenu aussi un peu moins axé sur la compétition qu’avant.
En conclusion, ce bâtiment a marqué des générations grâce aux différents événements qu’il a eu la chance de recevoir et même si, aujourd’hui, il n’est plus aussi prestigieux qu’autrefois, il restera à jamais une pièce importante de l’histoire de la ville de Montréal.