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Hypathie, une philosophe de l’antiquité

De nos jours, nous pouvons certainement nommer des femmes puissantes ou reconnues pour leurs bons actes. Cependant, comme nous le savons, dans l’Antiquité, les femmes ne valaient pas beaucoup. Heureusement, il y a des exceptions. Des reines, des mathématiciennes, des philosophes … Aujourd’hui, nous étudierons le cas d’Hypatie, une femme qui a vécu en Égypte pendant l’Antiquité. Comment a-t-elle vécu? Pourquoi est-elle morte? Qu’a-t-elle accompli durant sa vie? 

Qui est Hypatie?

Hypatie d’Alexandrie était une mathématicienne et astronome qui resta fidèle à une religion païenne. Elle fut assassinée en 415 par des moines fanatiques. Femme de science, elle était à la tête de l’école néoplatonicienne d’Alexandrie. Hypathie y enseignait la philosophie et l’astronomie.

Biographie

Son enfance

Hypatie est née à Alexandrie entre les années 355 et 370. Plusieurs personnes ont leurs propres théories, mais l’absence d’indice ne nous permet pas d’être sûr. Elle est la fille de Théon d’Alexandrie. Nous n’en savons pas beaucoup sur sa famille. Nous avons connaissance d’au moins un frère, Athanasios. L’identité de sa mère reste un mystère, car nous n’avons rien découvert à son sujet encore. Son père était à la direction d’une école, le Mouseion d’Alexandrie. L’école est considérée comme conservatrice et sélective. Selon certaines sources, la philosophe aurait eu un séjour à Athènes et en Italie avec Plutarque et sa fille Asclépigénie.

Carrière

Elle aurait enseigné à Alexandrie la philosophie et les mathématiques dans cette ville qui était considérée comme la deuxième capitale de la philo. Hypatie aurait donné plusieurs conférences sur des écrits de Platon ou d’Aristote. Elle en aurait fait d’autres de manière improvisée dans les rues de la ville. Elle enseignait à des élèves de toute la Méditerranée. Il y avait des païens, des chrétiens et d’autres. Elle n’était pas de religion chrétienne, mais elle aurait fait preuve de tolérance. Elle aurait été capable de construire des astrolabes et des hydromètres. Hypatie aurait fait plusieurs commentaires sur des œuvres, par exemple, arithmétique de Diophante d’Alexandrie. Elle aurait enseigné à Synésios de Cyrène.  Ceci est important plus tard dans l’histoire.

Assasinat

De 382 à 412, Théophile d’Alexandrie est l’évêque d’Alexandrie. Malgré le fait qu’il soit chrétien, il considère Hypatie comme une alliée. Ils rejettent tous les deux le néoplatonisme de Jamblique. Il avait l’admiration de Synésios de Cyrène. Il meurt, malheureusement, en 412 et, puisqu’il n’avait pas officiellement choisi de successeur, son neveu, Cyrille d’Alexandrie, va entrer en guerre contre son rival Timothée. Cyrille gagne la guerre et fait punir sérieusement ceux qui avaient pris pour l’autre camp. Il se méfie de l’école d’Hypatie, car Synésios va écrire une lettre à Cyrille pour lui dire que puisque le nouvel évêque est jeune, il se peut qu’il fasse erreur puisqu’il est inexpérimenté. Oreste, un proche ami d’Hypatie et un préfet romain, après certaines actions de Cyrille qui forcent les juifs à partir de la ville, va se plaindre à l’empereur. Un conflit va alors commencer entre les deux hommes. Après des tentatives d’assassinats, les deux sont poussés à une trêve par des chrétiens ayant du pouvoir politique. Hypatie était aux côtés d’Oreste pendant les négociations. Elle fut accusée d’empêcher la paix entre Oreste et Cyrille par ce dernier et ses alliés. Elle fut tuée par des hommes de Cyrille qui ont été incités à ce meutre par un religieux nommé Pierre pendant la fête du Carême en mars 415. Elle fut déshabillée de force avant d’être tuée avec ce qui aurait été des bouts de poterie. Son corps fut traîné à travers les rues de la ville avant qu’il soit donné au feu.

Hypatie d’Alexandrie fut la victime d’une jalousie politique.