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Top 3 des films qui ont marqué mes années au Mont-Saint-Louis

Je suis convaincue que nous avons tous déjà regardé des films qui ont changé notre perception du monde et qui nous ont laissés sans mots lorsque le générique a commencé. Je ne suis pas une grande amatrice de cinéma, mais au cours des cinq dernières années, il m’est arrivé trois fois de ressentir ce sentiment unique : celui d’avoir vu un film qui allait transformer ma vie. Mon but aujourd’hui est donc de vous partager ces films, afin que vous puissiez, à votre tour, découvrir ces chefs-d’œuvre cinématographiques.

Little Women (Les quatre filles du docteur March)

Ce film, qui raconte la vie de quatre jeunes filles nées dans une famille modestement fortunée des années 1800, se classe sans hésiter en tête de cette liste. Dans cette histoire féminine et féministe, nous suivons Joséphine March, une écrivaine en devenir, à travers son enfance et sa vie de jeune adulte. Vivant avec sa mère et ses trois sœurs, elle découvre durement que la vie n’est pas toujours clémente et que les rêves peuvent s’écrouler en quelques secondes. Elle apprend aussi qu’être une femme à cette époque, c’est subir des critiques constantes et rater de nombreuses opportunités, surtout lorsqu’on refuse de se conformer aux normes imposées par la société patriarcale.
Ce film est d’une beauté inouïe et m’a profondément fait réfléchir sur les rêves, l’avenir, l’importance de la famille et la condition féminine d’autrefois.

« Women, they have minds and they have souls as well as just hearts. They’ve got ambition, and they’ve got talent as well as just beauty. I’m so sick of people saying that love is just what all women fit for, I’m so sick of it! But…I’m so lonely. »
— Joséphine March

The Perks of Being a Wallflower (Le monde de Charlie)

J’ai longtemps hésité à placer ce film en première position, tant il m’a touchée profondément. Dans cette histoire, nous suivons Charlie, un garçon de seize ans qui lutte contre la dépression, l’anxiété et la solitude. Tout commence avec le suicide de son meilleur ami, survenu l’année précédente, qui l’a précipité dans un tourbillon de tristesse et de confusion. Mais au fil du récit, Charlie rencontre un frère et une sœur, un peu plus âgés, qui l’accueillent tel qu’il est, sans chercher à le changer.
Au fil de l’année scolaire, il retrouve peu à peu goût à la vie grâce à ses nouveaux amis, qui deviennent rapidement une véritable famille. Il apprend graduellement à se reconstruire. Voir ce film est une expérience bouleversante, inspirante et incroyablement émotive. À quatorze ans, perdue au milieu d’émotions que je ne comprenais pas, je me suis réfugiée dans cette histoire. J’en suis ressortie transformée, reconnaissante d’être entourée par des personnes aussi extraordinaires que mes deux meilleures amies. Je vous recommande ce film, surtout si vous êtes prêts à laisser couler une ou deux larmes.

« At this moment, I swear, we are infinite. »
— Charlie

Dead Poets Society (La société des poètes disparus)

Ce film, sorti en 1989, m’est particulièrement cher, car il aborde des thèmes qui me passionnent : la poésie, les arts, la liberté et la pression sociale. On y suit plusieurs jeunes garçons issus de familles fortunées qui fréquentent le pensionnat de Welton, le plus réputé du pays. À cette époque (1959), les carrières en médecine, en droit ou en affaires sont considérées comme les seules voies honorables pour les garçons.
Mais lorsque Todd Anderson, le personnage principal, décide de s’intéresser à la poésie et au théâtre, cela crée un véritable scandale au sein de sa famille. C’est alors qu’un nouveau professeur de littérature arrive à l’académie et propose des méthodes d’enseignement peu conventionnelles. Tout au long de l’année, Todd fonde avec ses amis un club de poésie secret dans l’espoir de convaincre son père de le laisser suivre ses propres rêves. Malheureusement, il découvre rapidement que, pour sa famille, l’image sociale prime sur son propre bonheur. Ce film profondément humain nous rappelle que nous n’avons qu’une vie et qu’il faut la vivre selon nos passions, sans se soucier du regard des autres.« We don’t read and write poetry because it’s cute. We read and write poetry because we are members of the human race, and the human race is filled with passion. »
— Professeur John Keating

Merci d’avoir lu ce petit top trois de mes films préférés. J’espère que cela vous donnera envie de découvrir ces œuvres exceptionnelles qui m’ont façonnée en tant qu’être humain par leur beauté infinie.